OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Retour sur Music Net.Works #2 – “Le concert 2.0: l’expérience du live augmentée ?” http://owni.fr/2011/04/15/retour-sur-music-net-works-2-le-concert-2-0-lexperience-du-live-augmentee/ http://owni.fr/2011/04/15/retour-sur-music-net-works-2-le-concert-2-0-lexperience-du-live-augmentee/#comments Fri, 15 Apr 2011 17:10:57 +0000 Hugo Amsellem http://owni.fr/?p=57134 Hugo Amsellem (@HugoAmsellem) revient sur la seconde édition de Music Net.Works, le rendez-vous des acteurs de la musique, du web et des nouvelles technologies, lancé à l’initiative d’OWNImusic, Silicon Sentier et le Bureau Export de la musique française. Après un premier débat portant sur l’avenir du fichier musical en février dernier, la question du live et de l’expérience qui y est associée a été abordée par un panel de professionnels. Autour de Nico Prat, journaliste et maître de cérémonie pour la soirée, étaient regroupés Christopher Esclapez (Grandcrew), Vittorio Strigari (Awdio), Pierre-Alexandre Vertadier (TS Prod), Christophe Albric (La Blogothèque) et Joël Ronez (pôle web d’Arte).

Pour cette deuxième édition des Music Net.Works, La Cantine accueille des professionnels du live avec un débat orienté par la problématique «Le concert 2.0 : l’expérience du live augmentée ?».

Cette fois-ci le modèle de la conférence/débat, modérée par Nico Prat (@nicoprat) prend un format sensiblement différent avec une réelle interactivité inter-panélistes. Les intervenants, principalement orientés sur les nouveaux modes de consommations dématérialisés du live, n’ont pas chacun détaillés leur vision de la problématique en guise d’introduction, mais ont présenté leurs business respectifs. De cette introduction a découlé – et nous y reviendrons dans l’article – un débat avec des prises de positions intéressées et parfois subjectives.

Premier à prendre la parole, Christopher Esclapez de GrandCrew (diffusion de concerts en direct ou en différé) introduit l’entreprise. Grandcrew part du constat suivant : entre les grosses productions et les productions amateurs (entendre youtube+iPhone), il existe une réelle opportunité de visibilité pour des artistes qui ne disposent pas d’un budget conséquent. Pour donner une place à ces artistes, Grandcrew propose de retranscrire en vidéo l’expérience du concert. La création de valeur est également valable pour la salle, puisqu’elle bénéficie conceptuellement d’un rayonnement international. Pour autant, et Christopher l’avoue, le concept n’est pas simple pour les acteurs de la chaine de valeur, d’autant plus qu’il faut trouver un modèle économique pour financer/monétiser un écosystème. Et c’est le reproche implicite que les anciens modèles en place feront aux start-ups sur ce segment. L’innovation par le business model ne peut pas remplacer les revenus actuels, et ne se place uniquement comme un modèle de complément dans un premier temps.

Pour Vittorio Strigari, fondateur et PDG d’@Awdio, le besoin des artistes est de se rapprocher de ses fans. Le constat qui a précédé la création de son entreprise part de la frustration qu’il a connu de rater des setlists de DJ par manque de disponibilités. D’où la problématique : «Pourquoi ne pourrait-on pas écouter ce qui se passe en live sans y être» et l’initiative Awdio. Mais derrière ce constat existe un business model encore émergent qui doit valider les hypothèses qu’il soulève. Ainsi Vittorio explique que le marché potentiel du live streamé est de 3 milliards d’internautes et bientôt mobinautes, ce qui est un raccourci tentant mais peu pertinent sur ces problématiques. Avec du Pay-as-you-go, de la publicité en pré-écoute, un abonnement annuel ou des alertes concerts, Awdio doit s’inscrire dans une logique de volume sans pourtant avoir validé la propension des utilisateurs à payer pour cette proposition de valeur.

Joël Ronez, Responsable du pôle web d’Arte France tient un discours plus macro, avec une réflexion sur l’état d’une industrie et l’émergence de nouvelles pratiques. Il commence par se poser la question de la place de producteurs. Le contenu est présent online, donc potentiellement piratable et reproductible à l’infini gratuitement. Conséquemment, il est légitime de se demander si les producteurs ont peur de ces pratiques, et comment ils perçoivent la solution du streaming vidéo ? Selon Joël, la situation n’est pas comparable à celle que connait actuellement l’industrie musicale:

Le darwinisme économique à réglé le compte des majors qui pensaient pouvoir contrôler le téléchargement

Pour les artistes, la captation et streaming vidéo est une manière de contrôler son image et parallèlement d’avoir un produit de qualité pour mettre en avant son oeuvre. En résumé, c’est un produit de complément/promotion, et pas un produit de substitution comme peut l’être le streaming de musique. Donc l’artiste n’est que rarement contre ces initiatives de captations professionnelles. Joël Ronez parle alors du modèle économique derrière les différentes initiatives. Arte est premièrement producteur et financé par les français. Cette caractéristique va permettre à la chaine de produire des programme et contenus que les autres ne pourraient pas produire.

Le live, à part Woodstock, à la télé et dans le web ça ne fait pas d’audience. Il faut du LOL et du cul (J. Ronez)

Mais Arte est aussi un diffuseur et à ce titre l’arrivée d’un nouveau canal de diffusion comme internet est perçu positivement mais aussi pragmatiquement. En effet Internet permet à une chaine d’exister sur un territoire avec une offre de contenu. Mais internet par ses usages spécifiques de consommation, oblige aussi Arte à offrir une récurrence et une exhaustivité de contenus. Contrairement au média TV, internet contraint à une logique de longue traine puisqu’il n’existe pas ou très peu de rendez-vous de masse. Et sur ce nouveau média – que Joël qualifiera de niche – Arte n’a pas vocation à innover mais à monitorer, évaluer et suivre les innovations. En effet les coûts de production et de captation professionnelle demandent une maîtrise de la chaine de valeur dans sa globalité.

Conséquemment pour des évènements musicaux ou sportifs, la gestion logistique, la gestion des droits et donc le financement consenti ne positionnent pas Arte et des acteurs semblables dans la gestion de l’innovation radicale et l’exploration de nouveaux business models. D’où sa remarque : «Producteur c’est aussi un métier qui ne s’improvise pas» mais aussi «Le live, à part Woodstock, à la télé et dans le web ça ne fait pas d’audience. Il faut du LOL et du cul». Joël Ronez a le mérite d’avoir une réflexion/vision qui prend en compte les différents acteurs de l’écosystème et de savoir y positionner Arte.

De son coté, le producteur de spectacle Pierre-Alexandre Vertadier représente seul le live traditionnel. Sa première remarque sera de ne pas enterrer trop vite les maisons de disques, puisqu’elles financent encore la création et donc la garantissent. Pour lui, il est primordial de rappeler que le concert n’est pas simplement le droit moral de l’artiste. Il signe également avec un producteur phonographique qui a l’exclusivité sur les droits de fixation et d’enregistrement live. Dans cette gestion des droits, le producteur de spectacle n’a aucun droit voisin et n’a par conséquent aucune intérêt aujourd’hui à innover sur des usages augmentés du live. Effectivement, sans droits, il se retrouve pieds et poings liés aux ayants-droits qui contrôlent la nature de l’exploitation des oeuvres. Et Vittorio Strigari de dire “les producteurs de spectacle sont un frein à l’innovation”. Cette remarque suggère qu’il revient aux producteurs de spectacle la responsabilité de trouver des revenus complémentaires pour ses concerts. Ce constat est en plusieurs points biaisé et omet le cadre juridique lourd que l’on vient d’aborder. L’innovation et la recherche de monétisation est opérée par des acteurs qui ont un intérêt économique à moyen/long terme d’investir sur l’exploration. Aujourd’hui ces incitants économiques sont limités par des barrières à l’entrée juridique et des investissements déjà lourds. Pierre-Alexandre Vertadier de rappeler que la nouvelle économie du live ne permet pas de recouper les investissements et ne garantit pas encore la rémunération des acteurs de la chaine de valeur, ni la création. La question induite est de savoir si seul l’Etat peut aujourd’hui financer la musique live sur le web ? Une remise en cause directe des modèles proposés par Awdio et GrandCrew.

Du fait de l’activité des panélistes, la problématique a été orientée sur la consommation dématerialisée/web d’un concert et les innovations autour. L’expérience augmentée du concert n’a que très peu été abordée alors qu’elle implique une partie de la valeur ajoutée qui peut être proposée au consommateur. Pourtant il existe de réelles opportunités de création de valeur d’usage et de création de valeur économique qui permettrait de ne pas considérer l’innovation autour du concert comme une simple économie de complément. Et Pierre-Alexandre Vertadier de dire à juste titre qu’il existe de réelles opportunités sur ce créneau mais que les salles sont sous-équipées technologiquement pour soutenir de telles initiatives. Pourtant pendant le concert le fan atteint le niveau optimal de sa propension à consommer et à interagir. Il ne s’agit pourtant pas d’impliquer totalement le fan dans la programmation et le déroulement du concert, ce qu’a fait remarquer à juste titre Christophe Abric, mais comprendre comment l’engager et le monétiser. La limite est définie par le risque de transformer le concert en produit avec les fans pour directeurs artistiques.

Ce qui aura manqué lors de cette deuxième édition des MusicNetWorks est indéniablement le point de vue des ticketeurs (digitick, etc…) qui commencent être les seuls acteurs réellement innovants sur le concert réel. Ainsi la valeur se créée régulièrement sur la fin de la chaîne de valeur et ces acteurs sont logiquement tentés de prendre une position dominante. Il existe de vraies problématiques, et la position de ces acteurs rappelle en quelques points la position d’Apple sur la distribution numérique il y a quelques années.

Rendez-vous en juin pour la troisième édition de Music Net.Works !


D’autres compte-rendus du débat sur AF83media.com et le blog de Plemi.

www.musicnetworks.org / @musicnet_works / facebook.com/musicnetworks

Crédits photos : Ophelia Noor/Owni CC-by-nc-sa

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Tremblez, ‘gourous’ du web: les vrais experts arrivent! http://owni.fr/2010/12/04/tremblez-gourous-du-web-les-vrais-experts-arrivent/ http://owni.fr/2010/12/04/tremblez-gourous-du-web-les-vrais-experts-arrivent/#comments Sat, 04 Dec 2010 13:44:26 +0000 Alexis MONS http://owni.fr/?p=37931 Dans le cadre des rendez-vous Regards sur le Numérique, Alexis Mons a eu l’occasion de rencontrer Andrew Keen. L’occasion pour lui de revenir sur les points essentiels du débat engagé à cette occasion.

Où sont les évidences? Où sont les causes?

Andrew Keen est une sorte de contre-gourou. Face aux évangélistes de tout poil qui nous vendent de la pensée magique par kilo, il est un des représentants de ces gens qui viennent un peu casser les rêves. Exemple type, avec la sentence ainsi prononcée mardi soir :

[There is] no evidence that social media has cured anything.

Saint-Thomas était parmi-nous, mais comme je l’ai dit sur Twitter : il a raison. J’aurai même ajouté que c’est une évidence car, le Social Media n’étant qu’un moyen, ce sont les gens qui résolvent les choses, pas l’outil dont il se servent. Relisez Tribes, de Seth Godin, ou cet excellent billet sur la question de savoir si la technologie peut éradiquer la pauvreté. Bien vu, Hubert Guillaud : la technologie n’est pas le progrès !

Mardi soir, en écoutant Keen, je pensais à Jaron Lanier. D’abord parce que Lanier est plus ou moins le même genre de désenchanteur. J’avais adoré sa thèse du nouveau totalitarisme social. Il était en avance sur la nostalgie communiste. Ensuite parce que Geneviève Petit a posé une excellente question sur l’idée d’un caractère calviniste du Social Media qui renvoyait à mon goût à la culture de certains de pères fondateurs du net et du web, faisant écho à l’excellente sortie de Lanier sur l’impact du design originel du web dans le constat que l’on peut faire de ce qu’il est devenu aujourd’huiVous en aurez un aperçu sur RSLN, justement.

Mardi soir en écoutant Keen et en pensant à Lanier, j’ai surtout revisité mentalement le dernier chapitre de Smart Mobs de Rheingold, celui où il nous dit que la technologie ne produit que ce que nous décidons d’en faire. C’est fondamentalement le propos de Lanier, dans son dernier opus, et de son appel à se prendre en main pour s’extraire des contingences du design originel du web et de choisir d’en corriger les traits, si nous le décidons, dans une logique humaniste. Keen pointe, dans cette veine, la problématique de la vie privée, directement concernée par ce problème de design originel.

Comme Rheingold, Keen fait référence à Foucault et aux philosophes français de la fin du XXe siècle. C’était facile de jouer avec nous, français, l’autre soir. Et il est bon de rappeler à quel point ils sont considérés comme fondateur de la compréhension de ce que nous vivons… outre-atlantique.

Ça tombait bien, car la sociologie française était brillamment représentée par Patrice Flichy en ouverture de cette soirée. Cela me plait de voir un pont se créer entre nos penseurs historiques si bien mis en mouvements pour étayer le propos de Keen et un digne représentant de la recherche française.

Cela me plait d’autant que nous avons assisté sur la fin à une collision entre Keen et Patrice Flichy. Le second critiquant la pensée, certes brillante du premier, mais trop généraliste et théorique à son goût, pour faire la promotion du travail de fond de la recherche à aller enquêter dans le dur, sur le terrain, histoire de comprendre vraiment ce qui s’y passe. Keen a balayé tout ça d’un revers de main.

C’était vraiment très drôle en fait, car le sujet de la soirée portait sur la critique du culte de l’amateur, le fond de commerce de Keen. Voir ce dernier gentiment recadré par un représentant estampillé de la recherche était tout compte fait énorme, dans le contexte.

Et c’est là où je veux en venir. Cet épisode m’est apparu parfaitement révélateur d’un point de bascule caractéristique de l’instant présent, dont je veux parler ici : les gourous ne sont plus seuls à penser, les (vrais) chercheurs viennent la leur faire et ils ont du biscuit et du fond.

Gourous vs. real experts

Depuis que je fais ce métier, j’aime à fréquenter les bouillons de culture et ceux qui me connaissent m’ont souvent croisé à la FING ou à LIFT, connaissent mon goût pour la confrontation des idées en milieu hétérogène. C’est aussi pour ça que je suis chez OWNI.

Jusqu’à présent, il faut bien reconnaître que, dans ces environnements, on voyait assez peu de chercheurs et que les données et enquêtes que l’on avait à se mettre sous la dent étaient rarement le fruit de travaux de recherche dument estampillés. De fait, on s’est habitué à discuter sur des enquêtes d’opinion et autres études aux méthodologies douteuses, méthodologies qui n’intéressaient personne puisqu’il s’agissait de trouver des appuis à nos pensées magiques. C’était, et c’est aussi une sorte de jeu, auquel je goûte avec gourmandise pour ma part.

A l’arrivée de la démocratisation des médias, beaucoup de gens, dont moi, se sont rendu compte que l’on s’était fait un film et que ce qui se passait avec les gens n’avait rien à voir avec nos théories fumeuses. C’est de là que vient, notamment, mon goût immodéré pour l’observation des usages, pour la rencontre avec la réalité vraie, ras le goudron. Je ne peux que constater que c’est déjà compliqué de bien comprendre ce qui a déjà eu lieu.

Dans notre petit monde douillet des experts autoproclamés et sociologues du dimanche, nous sommes rodés aux pensées magiques, visions et autres constructions intellectuelles hors sol, à l’art de la synthèse.

C’était très chouette, mais tout ceci se termine. Keen a beau balayer la critique d’un revers de main, il n’est qu’un de plus sur la liste des gourous de tout poil à se faire recadrer par le monde de la recherche. Chers amis du cirque des ex-blogueurs et influenceurs stratégiques de tout poil, nous avons de la concurrence estampillée CNRS. On va souffrir. À ce titre, il faut aller lire les commentaires du billet sur le dernier livre de Dominique Cardon pour juger de ce qui attend les historiques du débat. Le comble étant que Dominique est pourtant un vrai chercheur. Un des rares participant historique au jeu. Ça doit être ça, le truc.

À titre personnel, je range donc volontiers ma gloriole, et je veux faire amende honorable aux chercheurs. J’aurai même aimé qu’ils débarquent plus tôt.

Descendre du nuage et aller sur zone

Keen a tortOn a besoin d’aller voir sur zone. On a un aperçu de notre méprise dans l’étude récente des vieux routiers bretons des usages qui composent Marsouin. C’est une des raisons qui me font conserver quelques heures de cours en fac, pour vérifier sur pièce combien les prophètes de la génération Y sont en décalage, par exemple.

Comme au début des années 2000, quand nous avons pris dans la gueule la faillite de nos théories à la con, il faut se méfier des idées simples et flatteuses, pour aller juger de la réalité. Celle-ci, de ce que je peux juger, n’en est pas moins prometteuse de ce que l’homme est capable de faire avec le digital. La vérité c’est qu’il faut partir de l’homme d’abord, de ce qui l’anime et du sens qu’il met à faire certaines choses en mobilisant, en fin de compte, certains outils.

Hier soir, avec les gens de Microsoft, je parlais de la foultitude de détournement des Kinects. Une magnifique nouvelle pour ce produit d’être déjà détourné, de servir à quantité d’autres choses que ce pourquoi il a été conçu, de ne plus appartenir à ses pères, qui vont bien en profiter, en situation de perte de contrôle…

Il faut accepter de lâcher des potentialités dans la nature et revenir à un peu d’humilité et de pragmatisme. Il faut travailler avec les gens, pas essayer de faire des plans sur la comète et en fin de compte essayer de les manipuler. Ils n’en font qu’à leur tête. Allez lire les désillusions de MyMajorCompany et vous comprendrez ce dont je parle. Et vive l’opendata au passage.

Mardi soir, j’ai compris quelque chose. Keen et consorts ne nous parlent pas de l’avenir. Ils fabriquent une photographie du modèle tel qu’ils le conçoivent maintenant. L’avenir n’est pas ce qu’ils en disent, car ils raisonnent comme si le Social Media avait atteint un état figé et était réductible aux grandes plateformes comme Facebook.

Comme l’a fait remarquer quelqu’un, c’est le même type de point de vue qu’au début de la télévision, quand il y avait 3 chaines et qu’on en faisait le procès définitif. Aujourd’hui, il y en a des tonnes et l’usage en est totalement différent.

Ceci ne veux pas dire que, comme le design originel du net a influencé la situation présente du net et du web, le poids de ce qu’est et de ce que pense un Marc Zuckerberg n’aura pas d’incidence. Mais bien malin, dans un environnement aussi instable et avec tant de possibilité de hacking et de constitution de mouvements militants et agissants, de savoir ce qui va se passer. Par contre, pour avoir un écho favorable à ce que dit Jaron Lanier, et avant lui Rheingold, on peut sérieusement reposer la question de savoir quel futur nous choisissons et comment ?

Il est heureux que la recherche soit enfin là pour nous donner de la matière de qualité pour y répondre. Bienvenue. Je suis impatient d’interagir avec vous.

Vivement le prochain débat RSLN. Ce serait bien d’y inviter Danah Boyd, elle a l’avantage d’être des deux côtés.

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Billet initialement publié sur le blog d’Alexis Mons.

Crédits Photo CC Flickr : Laughing Squid, Meet The Media Guru.

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